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OZ'PPORTUNITES - NUMERO 1 - AVRIL 2008


Bienvenue sur Oz'pportunités, la lettre du Service d'Appui aux Entreprises de la Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Australienne (FACCI).

Vous trouverez dans ce premier numéro une présentation de l'économie australienne et de la présence française, des synthèses sur les secteurs porteurs, les dates des principaux salons professionnels en Australie ainsi qu'une présentation des services d'appui aux entreprises proposés par la FACCI.

Nous vous invitons à surfer sur la vague d'opportunités que présente l'Australie!

DANS CE NUMERO
L'économie australienne

Les secteurs porteurs

Salons et Jounées Pays

Services d'appui aux entreprises

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L'économie australienne et la présence française
     

L'économie australienne

L’économie australienne est l’une des plus performantes du monde. Elle est classée parmi les économies les plus compétitives et les plus solides de la planète, la 14ème mondiale par son PIB. L'OCDE classe l'Australie au quatrième rang mondial en termes de compétitivité (et aussi quatrième pour la disponibilité de main d’œuvre qualifiée en finance, comptabilité et management). L'Australie se trouve dans sa 17ème année de croissance soutenue, avec une croissance annuelle du PIB de 3,6% en moyenne au cours des dix dernières années, soit mieux que la plupart des autres pays de l’OCDE, y compris le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon. Elle a effacé sa dette publique et son taux de chômage est faible (4,5% fin 2007).

Les performances économiques australiennes attirent un volume croissant d'investissements directs étrangers. Ce dynamisme des investissements étrangers en Australie s'explique autant par la solidité de ses performances économiques que par la stabilité et la transparence de son système juridique. Le cadre des investissements étrangers est très libéral.

La croissance économique s'est traduite par 1,7 millions d’emplois nouveaux créés ces dix dernières années. Les salaires ont augmenté de 16,8% en termes réels sur la même période (PIB/habitant: 28.500 EUR). Bien qu’une partie de sa prospérité provienne de ses ressources minérales et de sa capacité à nourrir des marchés qui ont vu leur consommation exploser, comme la Chine, le Japon, la République de Corée ou l'Inde, sa capacité à profiter de ces marchés se base sur des forces plus essentielles : une réforme économique/structurelle sur vingt ans qui a transformé l’économie australienne.

L'économie australienne est très ouverte, l’une des plus ouvertes de la planète, avec des barrières commerciales les plus faibles ; une main d’œuvre au niveau d'éducation élevé et flexible ; des technologies complexes ; une société innovante, classée au deuxième rang mondial en termes d’engouement pour les nouvelles technologies (derrière les Etats-Unis).

L'Australie a diversifié son économie pour en garantir la compétitivité. Même si les produits minéraux et l’agriculture restent importants, la production de produits industriels à transformation simple a doublé et celle des produits industriels à transformation complexe à triplé ces 15 dernières années.

Le secteur tertiaire représente désormais la plus grande partie de l’économie australienne, soit 71% du PIB. Les exportations de services constituent environ un cinquième du total des exportations australiennes et ont connu une hausse de 68% ces dix dernières années.

La présence française en Australie

Certains des investissements français en Australie ont plus de 100 ans d'existence. Ils ont commencé à la fin du 19ème siècle avec l’industrie lainière et celle du cuir, venues chercher de la matière première. Ces entreprises ont très vite entraîné d'autres, dans le transport maritime (CMA-CGM) ou la banque (BNP Paribas).

Aujourd'hui, c'est plus de 300 filiales de sociétés françaises qui opèrent en Australie, dont certaines sont leaders sur leurs marchés. Elles emploient quelques 85 000 salariés et placent la France au 7ème rang des investisseurs étrangers en Australie.

De nombreux investissements sont aussi à mettre à l'actif des PME françaises et des 50.000 français installés en Australie, notamment dans le commerce de détail et la restauration. L’Australie se place au 18ème rang des investissements français à l'étranger et représente 0,58% des stocks d'IDE français.

L’Australie est le 32ème client de la France et notre 51ème fournisseur. Selon les statistiques australiennes, notre part de marché est de 2,3% et nous sommes son 12ème fournisseur. Un certain nombre de sociétés françaises ont acquis au cours des dernières années des positions de leaders dans leur secteur parmi lesquelles on peut citer :

- Dans le secteur des services, AXA qui est un des principaux assureurs-vie en Australie. Accor, qui possède plus de 100 hôtels sous gestion. Sodhexo, leader du marché de la restauration collective, emploie en Australie près de 10.000 salariés. BNP Paribas et Société générale ont une activité de banques d’affaires. CMA-CGM, avec l’achat des lignes internationales de la société ANL, est devenue la première compagnie de transport maritime australienne. La Caisse des Dépôts et Consignations, par le biais de ses filiales Egis et Transdev, assure la gestion de plusieurs autoroutes à péage à Sydney et du réseau de tramways de Melbourne (Yarra Trams). Véolia Transport exploite le réseau de trains de Melbourne ainsi que plusieurs réseaux de bus opérant dans plusieurs villes australiennes dont Sydney.

- Dans l’environnement, Suez assure près de 90% de l’approvisionnement en eau potable à Sydney et détient des parts de marché importantes dans le traitement des déchets, via sa filiale SITA. Veolia Environnement, présent en Australie dans le domaine de l'eau, du traitement des déchets.

- Dans le secteur agroalimentaire, Pernod Ricard est le premier exportateur de vins australiens depuis l’acquisition d’Orlando Wyndham. Moët et Chandon est un producteur important de vins australiens. Le groupe Chargeurs est le premier exportateur de laine australienne.

- Dans les secteurs de l'aéronautique et de la défense, avec une présence forte d’EADS, via sa filiale Eurocopter (Australian Aerospace) et de Thales, devenu premier industriel de défense en Australie après le rachat d'ADI (Australian Defence Industries).

Depuis 10 ans, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont structurellement déséquilibrés en faveur de la France. Notre excédent a sensiblement augmenté depuis 1998 pour atteindre un point haut en 2004 et 2005 (1,4 Milliard d’euros). Il est soutenu par la hausse des exportations de certains biens intermédiaires, comme les métaux, ainsi que celles de biens de consommation, essentiellement de produits pharmaceutiques et de parfumerie, des produits automobiles, qui fondent le socle stable de nos exportations.

 
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