La distance n'est plus un frein aux échanges entre la France et l'Australie. L'Union Européenne, avec plus de 20% de part de marché, est le premier fournisseur de l'Australie. Les opportunités offertes aux entreprises françaises sont nombreuses et concernent tous les secteurs, notamment les biens de consommations (agroalimentaire, cosmétique). Cependant d'autres secteurs comme la pharmacie, les infrastructures, les NTIC, les services, les biotechnologies ou encore le secteur minier présentent de nombreux attraits.
Les infrastructures
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Les investissements pour le développement des infrastructures sont essentiels pour garantir la durabilité de la forte croissance australienne. Les Etats et Territoires australiens devraient dépenser en 2008 un montant record de 25 Mds EUR pour le développement de leurs infrastructures, soit une hausse de 20% par rapport à l’année précédente. Ces dépenses totaliseront plus de 90 Mds EUR sur les 4 prochaines années.
Les secteurs les plus concernés par ces programmes d’investissement seront les transports urbains et la gestion de l’eau. Il est à noter qu’à l’exception de Melbourne, qui a le plus vaste réseau de tramways dans le monde, les grandes villes australiennes se caractérisent par des réseaux de transports publics urbains peu développés. |
Cependant, la ville de Sydney a pour projet de se doter d’un réseau de métro dans les prochaines années.
L’eau est également un secteur dans lequel les besoins en infrastructures sont très importants. La période de sécheresse qui touche le pays ces cinq dernières années a mis en exergue l’insuffisance significative d’infrastructures dans ce domaine. La majorité des Etats a prévu d’investir massivement dans la construction d’usines de dessalement et de réseaux d’adduction et de recyclage. De plus, presque 20 Mds EUR d’investissement sont nécessaires dans le domaine énergétique, notamment dans la production électrique, la distribution et les énergies renouvelables.
L'industrie pharmaceutique
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Le total des dépenses de santé en Australie est d’environ 47,6 Mds EUR, soit près de 10 % du PIB. Les exportations françaises de produits pharmaceutiques ont augmenté en 2005 de 15,6%, après 10,4% en 2004, +11% en 2003 et +24% en 2002. L’industrie pharmaceutique australienne emploie environ 35.000 personnes et dégage un chiffre d’affaires total d’environ 10 Mds EUR (la majorité provenant des médicaments à usage humain). Ce secteur est surtout représenté par les filiales de grands groupes dont la plupart ont leur maison mère en Europe. Parmi les filiales françaises implantées en Australie on peut noter : Sanofi-Aventis, Laboratoires Servier, Fournier Pharma, Pierre Fabre Médicaments. |
Les dix plus grosses entreprises fournissent 71% du nombre total des médicaments prescris par les médecins. L’Australie représente seulement 0,3% de la population mondiale mais consomme 1 % des ventes mondiales de produits pharmaceutiques. L’Australie est ainsi le 14ème plus grand marché de produits pharmaceutiques alors qu’elle n’occupe que le 53ème rang par sa population. Par ailleurs, sa production locale plafonne à 10 % des besoins du pays.
Les principaux importateurs de médicaments sont les filiales de multinationales implantées en Australie. Les quelques importateurs indépendants, de taille moyenne, ont du mal à concurrencer celles-ci.
En 2005, les importations totales de produits pharmaceutiques sous la nomenclature HS 30 se sont élevées à 4,19 Mds EUR (+14,7% par rapport à 2004) dont 319 millions en provenance de France (+ 15,5% par rapport à 2004).
L'industrie minière
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L’activité minière représente environ 10% de l’économie australienne mais l’ile-continent reste cependant sous-explorée. Ainsi, plus d’une douzaine de nouveaux gisements ont été découverts depuis le début des années 90, malgré une activité minière plus que centenaire. L’Australie dispose des plus importantes réserves mondiales (EDR) de plomb, de nickel, d’uranium et de zinc au monde (deuxième plus importantes réserves mondiales (EDR) d’or, d’argent, de bauxite et de cuivre). L’Australie est aussi le premier producteur mondial de bauxite, d’alumine, de tantale, et le second producteur mondial de plomb, nickel, d'uranium et d’or. |
C’est aussi le premier exportateur mondial de charbon.
Ce secteur vie actuellement une période d’expansion considérable conduite par la forte demande internationale de matières première, notamment en provenance de la Chine et d'Inde. Le secteur minier bénéficie ainsi d'un nombre croissant d’investissements étrangers.
Les biotechnologies
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L'Australie jouit d'une recherche en biotechnologie de renommé mondiale. Ce secteur bénéficie de nombreux atouts : une R&D à forte valeur ajoutée, des réussites australiennes mondialement reconnues, une transparence du cadre réglementaire, une ouverture stratégique sur le monde et, enfin, un fort soutien financier du gouvernement. Un réseau prospère de 427 entreprises de biotechnologies (190 en 2001) emploie plus de 6.000 personnes. 49% d’entres elles sont impliquées dans la santé humaine (biotechnologies rouges) et 16% dans l’agriculture (biotechnologies vertes). Quelques 625 autres entreprises se concentrent sur d’autres types de dispositifs médicaux. |
Le secteur des biotechnologies se distingue par sa flexibilité et son ouverture vers des partenariats pour la recherche et la commercialisation. Le rapport BioIndustry Review 2007 déclare que 345 projets en synergie ont vu le jour entre des entreprises biotechnologiques australiennes et des organisations basées à l’étranger. L’Australie compte aussi un secteur de nanotechnologies vivant et dynamique. Un nombre significatif d’entreprises et d’organisations gouvernementales étrangères ont investi dans le développement et la commercialisation de nanotechnologies australiennes.
L'agroalimentaire
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En 2005-2006, les importations australiennes de produits alimentaires sont estimées à 4,4 Mds EUR (+6% par rapport à 2004-2005). Les exportations françaises de produits agro-alimentaires vers l’Australie ont atteints 120 millions EUR pendant cette même période, soit une augmentation d'environ 17% par rapport à la période précédente, et concernent principalement les produits d’épicerie fine : condiments de haute qualité, spécialités gastronomiques, confiseries, vins et spiritueux. Les vins et spiritueux représentent 62% des ventes françaises en Australie. Les vins effervescents représentent près de la moitié de la valeur totale des exportations françaises de vin à destination de l’Australie. |
Les cosmétiques
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La taille du marché des parfums et cosmétiques en Australie est estimée à 2,2Mds EUR avec une perspective de croissance moyenne annuelle de 1,8 % pour la
période 2005-2010 ; faisant suite à une croissance moyenne de 3,5 % par
an pour la période 2000-2005.
La France est le premier pays exportateur de parfums et le deuxième pour les
produits de beauté (derrière les États-Unis), avec des exportations, en 2006, évaluées à plus de 110 millions d’euros pour tout le secteur.
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Les NTIC
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La forte croissance économique va de pair avec les importantes dépenses en nouvelles technologies qui avoisineraient les 32 Mds EUR en 2007, faisant de l’Australie le 12ème plus grand marché dans le monde en étant que le 53ème pays par sa population. L’Australie est aussi le 5ème marché de la zone Asie-Pacifique après le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l’Inde. Les 24.000 entreprises australiennes spécialisées dans les NTIC génèrent un chiffre d’affaires cumulé d’environ 47Mds EUR. Les opportunités offertes par certains marchés verticaux sont nombreuses, notamment auprès du gouvernement australien, (16,7% du marché hors gouvernements des Etats et Territoires), dans la finance et l’appui aux entreprises (20,4%), le commerce de détail et la distribution (14,3%) ainsi que dans le transport et la communication (12,7%). |
Les services
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Les opportunités dans les secteurs de l’industrie du service comme les NTIC, l’éducation, l’environnement, les services à la personne, la finance, le transport et la santé sont nombreuses. L’Australie importe pour plus de 7 Mds EUR de services dans un marché estimé à plus de 80 Mds EUR. Plus de 500 multinationales ont établi leur centre d’opérations régional Asie-Pacifique en Australie. L’Australie est considérée comme un des pays les plus compétitifs dans le monde en termes d’innovation et d’infrastructure technologiques et dispose d’une main d’œuvre qualifiée. |
Source:
- Australian Department of Innovation, Industry, Science & Research
- Australian Bureau of Agricultural and Resource Economics (ABARE)
- National Food Industry Strategy
- Hopper & Thorburn's BioIndustry Review 2007 - Australia and New Zealand
- Les Missions Economiques en Australie |